1. nov., 2016

Un grand Merci à Madame Kenza Kassimi (docteur en sociologie) pour m'avoir fait confiance en me donnant la possibilité de faire entendre ma voix à l'université des sciences humaines et des lettres Ibn Zohr d'Agadir. Le thème de ma conférence? "L"intervention sociale: d'une définition à une pratique."

"Faire du social", c'est donc s'inscrire dans une lignée philosophique, agir sur la base d'un paradigme, emprunter les routes escarpées d'une carte administrative portée par une conviction; celle que l'homme est un être d'intersection, un être composite, à l'instar d'une société, et dont l'unité reste mystérieuse. La dimension "politico-sociale" de toute société se doit de reprendre à son compte la certitude d'une réalité; celle de l'essentielle socialité des êtres humains; humains de n'être rien sans leurs semblables; humains de n'être rien isolément, qu'un potentiel, une virtualité, une naissance essentiellement différée, une naissance suspendue à un détour, celui que chacun doit faire par l'autre. L'union ne fait la force que dans un second temps, elle est avant tout la forme dynamique que prend la réalité humaine dans ce qu'elle a de plus indépassablement fondateur." 31/10/2016

2. sept., 2016

 

L'oubli n'est porté par personne, tandis que le pardon est toujours l'acte d'un sujet qui décide consciemment de s'élever au-dessus de ce qui lui fut infligé pour ne pas réduire tel autre à l'un de ses actes.

15. août, 2016

Quoi qu'il en soit, un acte de violence, ne peut pas être justifié par l'évocation d'une cause qualifiée commodément d'objective. La violence (verbale ou physique) que l'on exprime à un moment donné  est exclusivement la nôtre et nous devons nous appliquer à nous persuader que nous en sommes les seuls responsables. 

Une gifle (ou deux) n'est pas la seule réponse possible à une provocation de la part d'un(e) ado; elle n'est pas aussi inévitable que la chute d'un objet que l'on lâche. La personne qui gifle ou qui insulte, croit son acte légitime, tâche de convaincre la victime et son entourage de l'impossibilité dans laquelle elle se trouvait de réagir autrement, affirme haut et fort qu'elle n'était pas libre de faire différemment, que la cause appelait nécessairement sa réaction, mais c'est faux. À condition de le vouloir, nous sommes toujours libres de prendre du recul, de respirer et de ne pas répondre servilement aux stimuli extérieurs. 
29. juil., 2016

Le fond de l'homme, c'est l'homme lui-même en tant qu'il est un projet, une mission, un "peut-être".  Notre nature n'est pas un fait, elle est un "à-faire".  Notre nature est devant nous, nous devons la semer, la cultiver, si nous voulons la récolter et vivre enfin de l'Être qui nous porte et nous aime.

4. nov., 2015

La rationalisation, encore et toujours. Les behaviouristes pensent, peut-être à juste titre, qu'elle est ce qui fait toute la différence avec les animaux dits "inférieurs". Nous nous donnons de bonnes raisons de faire des enfants par exemple, alors qu'en définitive, nous ne faisons que répondre docilement à une poussée, celle de l'instinct de conservation.

Si le propre de la vie est de persévérer dans son être, il faut croire qu'elle use de toutes les ruses possibles pour se perpétuer.

©    THIERRY AYMES