17. sept., 2015

D'ACCORD, PAS D'ACCORD ?

 
  • De nos jours, une femme dont vous êtes épris, lorsqu'elle parle de vous à son ami(e), ne dit plus: "Il est amoureux de moi", mais plus volontiers "il est en demande" et le résultat de cette variation est très logiquement qu'elle ne répond pas à cette demande jugée névrotique. D'accord ou pas d'accord?

Pour bien comprendre la question que je pose, il... faut entendre que la déclaration toute courtoise d'un homme peut éventuellement être un peu trop vite "interprétée" d'une certaine façon par celle à qui elle est adressée. Il n'est pas ici question d'une demande sexuelle, mais d'une déclaration élégante et quelque peu enflammée qui peut inquiéter son destinataire pour peu que celui-ci ait été échaudé. Combien de fois ai-je entendu autour de moi des femmes ou des hommes dire d'une personne qui leur avait déclaré leur flamme: "il ou elle est en demande!" (sous-entendu "affective"); ce qui, de nos jours, semble être envisagé plus souvent qu'auparavant comme le symptôme d'une carence affective. Car peut-être s'agit-il en effet de se suffire à soi-même, d'être en amitié avec soi-même si 'lon veut faire une vrai rencontre qui donnerait tort à Platon lorsqu'il fait dire à Aristophane dans "Le Banquet" que l'être aimant repère en l'autre sa moitié. Sans doute l'autre ne doit-il plus être un "complément", mais un" supplément". ce qui suppose une auto-suffisance affective qui ne permet plus d'instrumentaliser l'élu de son coeur à des fins de colmatagePour bien comprendre la question que je pose, il faut entendre que la déclaration toute courtoise d'un homme peut éventuellement être un peu trop vite "interprétée" d'une certaine façon par celle à qui elle est adressée grâce à certains outils contemporains.

Il n'est pas ici question d'une demande sexuelle, mais d'une déclaration élégante mais enflammée qui peut inquiéter son destinataire pour peu que celui-ci ait été échaudé quelques temps auparavant.

Combien de fois ai-je entendu autour de moi des femmes ou des hommes dire d'une personne qui leur avait déclaré leur flamme: "il ou elle est en demande!" (sous-entendu "affective"); ce qui, de nos jours, semble être envisagé plus souvent qu'auparavant comme le symptôme d'une carence affective.  Les temps du romantisme sont bien loin, même s’il nous arrive encore de les lire avec délectation. 

Car peut-être s'agit-il en effet de se suffire à soi-même, d'être en amitié avec soi-même si l’on veut faire une vrai rencontre qui donnerait tort à Platon lorsqu'il fait dire à Aristophane dans "Le Banquet" que l'être aimant repère en l'autre sa moitié.

Sans doute l'autre ne doit-il plus être un "complément", mais un" supplément" ; ce qui suppose une autosuffisance affective qui ne permet plus l’instrumentalisation de l'élu de son coeur à des fins de colmatage.

©  THIERRY AYMES